La jeunesse des abusés…

Et je cours dans la rue, mais je reste sur place,

Les regrets : des déchets à la pelle qui s’ramassent…

Je souris, il faut bien, je fume un peu, j’me fracasse…

V’la mes yeux qui s’embuent des remords que j’amasse.

C’est pas qu’j’accuse, comme un juge dans son écrin noir…

Les discours sont des mots inutiles quand le soir

On s’regroupe en rêvant d’interdits et de gloire…

M’est arrivé d’baisser les yeux d’vant ma mère au parloir.

Quand je tourne sur moi-même, aux alentours j’aperçois

Une jeunesse qu’on abuse, qu’on juge en piétinant ses droits,

Qui voudrait simplement le soleil,

Quand je tourne sur moi-même…

C’est la jeunesse des abusés…

Y’a une blonde à la télé qui justifie toutes les bavures

Des poulets quand des potes se la font mettre dur…

On n’est quoi, on n’est rien, on n’est que de la racaille,

Et mes rêves, mes espoirs se font prendre en tenaille…

Quand le fascisme monte, nous casse la gueule, s’assume,

Il érige notre haine que nos carences rallument,

Et toutes nos infractions, les mineures comme les violentes,

Ne sont que les messages de nos coeurs qui se lamentent.

Quand je tourne sur moi-même, aux alentours j’aperçois

Une jeunesse qu’on abuse, qu’on juge en piétinant ses droits,

Qui voudrait simplement le soleil,

Quand je tourne sur moi-même…

C’est la jeunesse des abusés…

Et non, je n’excuse pas comme le diront certains :

Je tente d’expliquer mon fiel clandestin.

 

Mots : Enaëlle

Musique et voix : Alexys Pétard.


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ALEXYS PETARD


 

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