La parenthèse…

Le silence est venu d’une façon étrange :

Ses pas lourds et muets marchant sur le vide

Qui noircissait mon âme de fanfares turpides…

Le silence est venu, que le chaos dérange.

Mon corps immergé dans l’eau verte et salée,

Toute ma peau abreuvée de songes dérisoires,

J’ai senti ce silence courir dans mes idées,

Ensoleillant d’un coup l’effrayant gouffre noir.

Personne n’est son passé, ni même ses angoisses.

On ne peut se définir par ses fautes et audaces.

Nous ne sommes ni nos succès ni les haines qu’on froisse

Au gré des marches vaines et des vaines menaces.

Nous sommes l’essence pure, délicate, silencieuse,

Celle-ci qui alimente nos meilleurs sentiments.

Et si, dans nos effrois, nos prières sont pieuses,

Elles non plus ne sont pas ce que nous sommes vraiment.

Le silence est venu et me souffla ceci.

Et si le bouillonnement intérieur perdure,

En moi le vent nouveau et frais de l’aventure

A ses mots : il reste à découvrir qui je suis.

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