L’enivrement.

Au-delà des marches longues de la désillusion :

Le corps comme le miroir de ce que nous étions,

Les yeux chargés d’ailleurs d’un ailleurs délavé, DSC05882_edited_edited

Les mots comme des baisers et la bouche enfiévrée.

Aux chimères riantes de nos instants perdus,

Aux variations agiles de nos amours déçues,

J’oppose le rire souverain de la belle dérision…

Irais-je donc me jeter dans la résignation?

Je ne sais…La vie a des surprises amères

Murmurant dans la brise lointaine de l’hiver.

Aux songes anesthésiants dont je me suis gavée,

Je hurle toute la force qui tantôt m’a laissée…

Ô songes! Songez, je vous convie…

Il n’y a de messager que celui que l’on prie…

Et tourner sur la terre pour qu’elle nous appartienne,

Pour que le feu s’attise et brûle dans nos veines,

N’est-ce pas là tout le mal auquel l’on veut s’astreindre?

Je ne peux faire semblant : je n’ai jamais su feindre.

J’irai donc, me voici, Aventure! J’ai la foi…

J’irai sur les sentiers, à moi! Prochains émois…

SNC00354_edited

Rendez-vous sur Hellocoton !