Les 5 clés du changement

Nous ne sommes pas les mêmes à 20, 30 ou 40 ans. Même si nous possédons une nature profonde, les expériences, les rencontres, les événements, tous ces petits sentiers de la vie sur lesquels nous gambadons, creusent en nous des sillons, développant les différentes facettes de notre personnalité, et nous enrichissent. Et nos besoins, nos envies, nos élans, évoluent bien sûr au fil de cette histoire personnelle.

Et parfois, nous comprenons que le changement est nécessaire. Sensation d’étouffement, de routine écrasante, démotivation, manque d’énergie, pulsions…Ou bien éclair de lucidité au cours d’une conversation anodine, idée grisante qui ne nous quitte plus….Je crois que notre subconscient, notre intériorité, notre karma, je ne sais pas vraiment comment appeler ça, sait user de mille stratagèmes pour forcer notre conscience à s’éveiller et impulser le changement.

Voilà. Nous sommes en plein remue-ménage de notre quotidien, de notre vie en somme, ou d’une part de celle-ci. Nous sommes en remasterisation. Mais l’homme est aussi un être d’habitudes. Comment vivre le bouleversement le mieux possible? Comment traverser le changement sans trop de heurts? Voici 5 clés pour vivre une transition “fine’gueur ine ze nauze” 😉

1. Définir ses objectifs.

Que votre objectif nécessite des années de travail et de préparation, ou seulement quelques semaines, il est indispensable de le noter noir sur blanc et de détailler le plus précisément possible toutes les étapes en amont.

Mais avant de se pencher sur la façon d’y arriver, encore faut-il savoir ce que vous voulez exactement, et vérifier si c’est bien en accord avec votre personnalité, vos valeurs, vos envies.

→ Qu’est-ce que je veux? Ce que je désire, ce à quoi j’aspire, mon idéal.

→ Est-ce en adéquation avec ma personnalité? Mes valeurs? Parfois, on pense vouloir être ou avoir quelque chose, mais en prenant le temps de se poser les bonnes questions et d’y répondre le plus honnêtement possible, on se rend compte qu’on s’est aligné sur les projets et les envies de quelqu’un d’autre, des circonstances, de la conjoncture…

→ Mon objectif doit être clair, avoir une échéance, et me motiver (car si la simple idée de travailler à atteindre mon objectif me fatigue, c’est que celui-ci ne me correspond peut-être pas).

J’avais eu le plaisir d’écrire un article sur l’excellent livre de Jillian Michaels, “découvrez votre pouvoir illimité” sur le site Des livres pour changer de vie, qui traite le sujet en profondeur. Vous pouvez le lire ici : Découvrez votre pouvoir illimité.

2. Croire (mieux : savoir!) que c’est possible.

Croire en soi, c’est la condition sine qua non pour atteindre ses objectifs et vivre ses rêves. Augmenter sa confiance en soi démultiplie les chances de réussir. Avoir foi en ses capacités, savoir que l’on est apte à y arriver, mais aussi croire en son projet. Une fois que vous l’avez défini, votre rêve, qui est devenu un projet balisé d’étapes, doit vous coller à la peau, transpirer à travers vous.

→ Je définis mes intentions, j’y pense, j’y crois, je sais qu’elles sont faisables et parfaitement en harmonie avec moi-même, je les défends.

La visualisation positive, j’en ai déjà un peu parlé ICI (d’ailleurs, je n’ai pas oublié que je devais développer le sujet dans un article consacré!!), est une aide précieuse et puissante. Ne sous-estimez pas le pouvoir de la visualisation. Le cerveau ne fait pas vraiment la différence entre un événement réel et imaginé clairement, avec concentration. Notre capacité à la rêverie est innée et la rêverie est souvent bienheureuse. Fermer les yeux et vous imaginer le plus clairement possible avoir atteint votre objectif, vous abandonner à cette sensation si agréable, n’est pas du temps perdu.

→ Très régulièrement, je prends le temps de me détendre et de visualiser le changement que je désire comme accompli. Comment sera mon quotidien alors? Que ressentirais-je? A qui parlerais-je? Comment seront structurées mes journées? Quelles seront mes pensées en me couchant le soir et en me levant le matin? Plus il y aura de détails, meilleure sera l’imprégnation. Je me mets sur les bonnes vibrations, de façon à attirer le meilleur.

Face au monde qui change, il vaut mieux penser le changement que changer le pansement (Francis Blanche)

3. Passer à l’action.

Mais vous pouvez passer votre journée à vous répéter des mantras d’accomplissement personnel et à faire des visualisations, si vous ne passez pas à l’action, vous ne vivrez aucun changement.

Maintenant que vous avez accepté votre besoin de changement, que vous avez défini vos objectifs en rapport avec vos envies et votre nature, vous y voyez plus clair, vous pouvez vous projeter aisément, vous pouvez donc passer à l’action et appliquer votre plan. Jour après jour. Etape après étape. La moindre ancienne habitude remplacée par une nouvelle, aussi anodine puisse-t-elle paraître, initie le changement. Un voyage de mille lieux commence toujours pas un premier pas, comme disait Lao Tseu. Depuis quelques temps, je me lève tôt, pour avoir le temps avant de partir au boulot, de travailler sur les choses qui me plaisent, parce que je veux qu’elles aient une place dans ma vie. Ainsi, même si c’est une heure à peine chaque matin, j’envoie un message à mon subconscient (oui, toujours lui) : je suis prête pour le changement. Tellement prête que je sors de sous ma couette à 5h du mat’. Les messages que l’on envoie, même silencieux, sont entendus et pris en compte, j’aime à le penser. Délaisser l’ascenseur et prendre les escaliers si l’on veut bouger plus, même un ridicule étage : signal envoyé. Supprimer le café de 16h, même si l’on continue de boire celui du matin, du midi et du soir, lorsqu’on veut ralentir la caféine : signal envoyé.

→ Je sors de ma zone de confort, même un tout petit peu pendant un tout petit instant, ainsi j’expérimente le changement et les bénéfices sont réels.

→ Je me concentre sur mon objectif et ses étapes, je prends le temps de les relire, de m’en imprégner chaque jour, et j’y travaille.

4. S’adapter.

Il arrive souvent que l’on souhaite le changement, mais que l’on y résiste, très inconsciemment. Nous en avons peur. Il est inconfortable. La stabilité, les habitudes bien ancrées, sont confortables et réconfortantes. Mais plus l’on expérimente le changement, plus on est adaptables. Et l’adaptabilité est une compétence inestimable. Etre flexible, accepter les imprévus (quasi inévitables) et comprendre que les échecs sont inhérents à la réussite… En France, nous n’avons pas “la culture de l’échec”, qui est nettement mieux perçu et accepté ailleurs. J’en parle dans l’Etik Mag, où je me penche sur les bienfaits de vivre l’échec et pourquoi celui-ci est en réalité un oiseau de bon augure. Retrouvez-le là : Rebondir après un échec

→ J’accepte que certaines choses ne se déroulent pas forcément comme je l’avais prévu, je suis souple, je fais preuve de flexibilité. Je lâche prise…

Qui a piqué mon Fromage? est un super livre qui traite du changement et d’adaptabilité. Je l’avais dévoré, offert à quelques amis, et je vous le conseille.

5. Prendre soin de soi.

Et bien entendu, qui veut aller loin ménage sa monture. Aussi fortes soit votre motivation et votre capacité à travailler, vous ne pouvez pas vous permettre de vous négliger pendant le voyage. Si vous le faites, même si vous êtes solide, votre corps vous rappellera à l’ordre, la plupart du temps de façon brutale (tous les virus qui traînent seront pour vous, vous vous casserez un bras, le burn out vous guettera et autres réjouissances…).

→ Je prends le temps de prendre soin de moi en ayant une activité physique, un hobby, en faisant un peu de yoga, de méditation, en lisant…

→ Je mange correctement (qualité et quantité), je dors suffisamment, si possible à heures régulières, j’écoute mon corps et tous les petits signes qu’il m’envoie.

→ Je ne néglige pas ma vie sociale. Consacrer du temps à sa famille et ses amis, c’est essentiel pour eux et pour nous.

→ J’apprends à respirer, à prendre du recul, à prendre la vie du bon côté…je prends soin de mon corps ET de mon esprit.


 

nouvelle-calédonie

 

J’ai vécu un gros changement récemment dans ma vie. Après 12 ans en France, je suis rentrée m’installer chez moi en Nouvelle-Calédonie. Et même si presque toute ma famille m’y attendait et que j’y allais le coeur léger, pleine d’enthousiasme, de bonheur même de rentrer à la maison, ça a été un virage à 360°, car tout dans mon quotidien a changé : du climat aux relations, du travail à l’alimentation…J’ai réalisé que, comme moi, mon pays avait changé au gré de ces dernières années, tout en restant foncièrement le même.

Le changement, surtout lorsqu’il est voulu, est bénéfique. Il est souvent signe d’évolution personnelle. Il est dans tous les cas pourvoyeur de nouvelles opportunités. S’il est vécu en douceur, si l’on peut s’y préparer un minimum, si l’on croit en soi et en la viebonheur, si l’on est positif et que l’on prend soin de soi, tout se passe généralement bien.

Soyons ouvert(e) au changement, car hormis celui-ci, rien n’est permanent.

Le secret du changement consiste à concentrer son énergie pour créer du nouveau, et non pas se battre pour l’ancien (Dan Millman, Le guerrier Pacifique)


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