Méthodes naturelles contre l’allergie saisonnière

Avec le printemps, on a envie de sortir prendre l’air, de faire de longues ballades au soleil (bon d’accord, il est timide pour l’instant!). Les fleurs colorées et odorantes qui embellissent les parcs et les jardins nous mettent de bonne humeur, les jours sont plus longs, on se sent plus énergique, plein de vitalité, on a des envies de renouveau…Enfin ça, c’est si on ne fait pas partie des 20% de la population française qui souffre d’allergies saisonnières (oui, c’est énorme!!).

Est-ce une rhinite allergique?

Une allergie est une réAllergie saisonnièreaction excessive du système immunitaire au contact de certaines substances.

En ce qui concerne l’allergie respiratoire saisonnière, aussi appelée rhume des foins, les responsables sont les pollens d’arbres, les plantes graminées ou herbacées. Pour provoquer une allergie, les pollens d’arbres doivent être émis en grande quantité, c’est le cas du cyprès et du bouleau par exemple. Ils doivent aussi être de petite taille, ils restent ainsi plus longtemps dans l’atmosphère, et parce qu’ils sont légers peuvent parcourir de grandes distances. Le pic pollinique des graminées se situe entre le 15 mai et le 15 juillet en plaine et jusqu’à 1 mois plus tard en montagne. Et si vous partiez en vacances à la mer plutôt?

L’allergie saisonnière est souvent due à un facteur héréditaire. Pourtant, on observe que de plus en plus d’adultes en souffrent relativement tard au cours de leur vie. En cause: la pollution atmosphérique, qui peut à la fois agir sur les pollens en augmentant leur allergénicité et sur les muqueuses respiratoires de l’homme en le sensibilisant davantage.

→ Les 5 symptômes “PAREO” du rhume des foins :

  • P comme prurit : les yeux et le nez démangent.
  • A comme anosmie : diminution de l’odorat.
  • R comme rhinorrhée : le nez coule
  • E comme éternuements.
  • O comme obstruction : le nez est bouché.

Diététique et compléments

Lors d’une allergie saisonnière, il est sage de mettre son pancréas au repos, parce que sa suractivité augmente le niveau inflammatoire de l’organisme. Evitez donc le sucre, les graisses cuites, la charcuterie, les fritures, les épices, le chocolat, les produits laitiers (la protéine du lait de vache est très difficile à digérer) et bien sûr, l’alcool et le tabac.

→ En phase aiguë d’allergie, mangez très léger pendant 1 ou 2 jours, et buvez des jus de légumpollenses, spécialement de carottes, de choux, de navets, de radis noirs (mais si, ça se boit!).

→ 1 ampoule/jour d’oligo-élément manganèse dans la période de risque peut aider à prévenir l’allergie.

→ Une cure de soufre est utile, cet oligo-élément étant indiqué pour lutter contre l’inflammation des voies respiratoires.

 

Les huiles essentielles : une aide précieuse

Je suis une grande consommatrice d’huiles essentielles. Elles peuvent s’avérer  rapidement très efficaces. Bien évidemment, elles ne sont pas sans danger. Il faut respecter les posologies, et être extrêmement prudent lorsque l’on traite un  enfant et pendant la grossesse.

* Traitement “réflexe” : l’estragon. Versez 2 gouttes d’HE d’estragon sur un comprimé neutre ou sur un petit sucre et laissez fondre en bouche. Particulièrement efficace en prévention.

* “Formule complète” : mélangez 1 goutte d’HE d’estragon et 1 goutte d’HE ravintsara. Appliquez ces 2 gouttes sur le thorax, les sinus et un mouchoir à respirer régulièrement. Evitez les yeux!

* “En diffusion” : dans un flacon de 10 ml, mélangez à parts égales : HE de niaouli, HE d’eucalyptus radié, HE de citron. Diffusez ce mélange dans les pièces à vivre 3 fois 20 minutes par jour.

 

Phytothérapie

La ronce, en bourgeon macérât glycériné, a un très bon effet astringent sur les muqueuses ORL. En cure d’attaque 100 gouttes 3x/jour pendant 2 jours, puis 50 gouttes les jours suivants pendant 3 à 10 jours. Vous pouvez aussi vous préparer des infusions de feuilles de ronce.

Lorsque la gorge est irritée, l’idéal est le coquelicot en tisane de fleurs ou en teinture mère (10 à 30 gouttes 3x/jour). Attention au volant, c’est une plante un peu sédative.

La réglisse (sauf hypertension), le plantain et le sureau sont aussi des plantes antiallergiques. En tisane de feuilles ou en teinture mère (10 à 30 gouttes 3x/jour).

 

Et aussi…

  • En cas de yeux qui piquent et de larmoiements, lavez-vous les yeux avec du sérum physiologique puis avec de l’eau florale de bleuet (attention car elle ne se conserve pas longtemps).allergie
  • Effectuez régulièrement des lavages de nez avec du sel marin pour décongestionner les muqueuses nasales et aider à fluidifier les sécrétions.
  • Réflexologie faciale : 3 points sont à stimuler dès le début du printemps. Le premier se trouve sur le bord arrière du crâne, dans un creux, à deux travers de doigts de l’oreille. Le second est à un travers de doigt du bord du cuir chevelu, dans la prolongation du milieu du front, il est recommandé si l’allergie provoque éternuements et yeux qui piquent. Le troisième point se trouve de chaque côté et à la base de l’aile du nez. Massez chaque point 2 à 3 minutes en fortes pressions circulaires, une fois par jour pour le 1er, autant que nécessaire pour les suivants.

 

Et les marmots?

→ D’abord, la prévention! Une bonne hygiène de vie et une alimentation saine, le nettoyage du nez quotidien, une vaccination réfléchie (mon loulou n’a fait que le vaccin obligatoire et encore, j’y suis allée à reculons…).

  • Les compléments alimentaires : probiotiques pour renforcer la flore intestinale et oméga 3 et 6. En oligo-éléments, le manganèse-cuivre est très indiqué en cas de terrain allergique direct : 1 ampoule 3 matins par semaine, le soufre également qui draine doucement le foie.
  • En phytothérapie, comme pour les adultes, le plantain est un puissant anti-histaminique, à utiliser matin et soir.
  • Attention aux polluants et aux toxiques aggravants : fumée de tabac, pollution de l’air (aérez bien la maison, mais plutôt le soir pour éviter le pollen), émanations de peintures et de laques, chlore de piscine.
  • Evitez laitages et sucreries.

Les traitements allopathiques suppriment les symptômes mais ne résolvent pas le problème. De plus, ils surchargent un organisme déjà dépassé, notamment les glandes surrénales avec la cortisone. Il n’est pas question ici de fuir la médecine conventionnelle si elle est nécessaire, mais de compléter celle-ci avec des moyens naturels qui ont prouvé leur efficacité et qui évitent un encrassement supplémentaire de l’organisme. L’homéopathie fait partie de ces moyens, et comme pour les huiles essentielles, j’y ai recours en premier lieu avant de me tourner vers la médecine chimique si les choses ne s’améliorent pas. Consulter un médecin homéopathe est une très bonne idée. L’ostéopathie peut être intéressante également en cas d’allergie respiratoire, notamment chez les tout-petits.


Sources : 

  • Ma santé au naturel toute l'année, Dr J-C Charrié, M-L de Clermont-Tonnerre, Editions France-Loisirs.
  • Ma bible des Huiles Essentielles, D Festy, Editions  Leduc.S
  • La santé dans médicaments, M Bontemps, Editions Cherche-Midi.
  • Le guide pour soigner mon enfant au naturel, Dr C Coquart, C Piraud-Rouet, Editions Nathan.
  • Le site Réseau National de Surveillance Aérobiologique, www.pollens.fr

 

Rendez-vous sur Hellocoton !