Le vegan, cet emmerdeur…

Quand on est vegan, même les gens les plus ouverts dans notre entourage, les plus attentionnés, ceux qui vous aiment et vous respectent, et qui ne partagent pas avec vous ce mode de vie, auront, à un moment ou à un autre un soupir légèrement exaspéré ou lèveront les yeux au ciel.
C’est un fait, les vegans sont, au mieux des casse-bonbons, au pire des juges insupportables. Faut pouvoir se les farcir à une soirée barbecue avec leur moue dégoûtée devant votre merguez, pendant la sortie scolaire à la ferme (si le parent vegan daigne autoriser sa pauvre progéniture à y participer, il/elle viendra forcément pour ne pas manquer d’expliquer en quoi cette vache laitière est esclavagisée et son rejeton de s’écrier “oh, les pauvres petits veaux séparés de leur maman! Et les cochons, ils vont bientôt mourir, dis?”, de quoi foutre les boules à tout le monde), ou en plein hiver, quand bien emmitouflé dans votre super pull en laine, vous avez droit à ses regards désapprobateurs et à une longue litanie sur les conditions barbares de la production lainière!
Oui, le vegan est chiant. Parce que…

Le vegan est prétentieux.

Le vegan a “parcouru le chemin”, comme il aime dire. Il est souvent assez paradoxal, car il se targue haut et fort d’avoir atteint un niveau de conscience supérieur qui lui permet de refuser l’exploitation animale sous toutes ses formes. Le vegan a un ego surdimensionné.

Il a vu la lumière.

Il a lu les livres.

Il suit un courant philosophique éthique.

Le vegan a compris, lui.

Et de citer pèle-mêle Percy Shelley, Einstein, Pythagore et Paul McCartney….Et Gandhi, bien sûr! Jamais oublier Gandhi!

vegan

Le vegan est moralisateur.

C’est une évidence! Combien d’amoureux du sauté de veau qui se sont mis au défi de dénicher un vegan tolérant et qui cherchent encore? On le disait plus haut, un vegan digne de ce nom ne manquera pas de vous faire une remarque sur votre sac en cuir / le miel sur votre tartine / le lait dans votre café / votre oeuf au plat / votre rouge à lèvres L’oréal. Personnellement, je me raisonne autant que faire se peut et je fournis un effort surhumain pour ne pas lâcher un accusateur “tu sais que le cochon est aussi intelligent qu’un enfant de 3 ans?” au copain qui dévore son sandwich au jambon. J’essaie de faire preuve d’empathie et de tolérance, nous ne sommes pas tous à la même étape sur le chemin de la conscience éclairée (oui, je suis vegan donc mon ego est repu et bien dodu, merci 😉 )

A ce sujet, une petite vidéo de JP Sears, que je trouve plutôt drôle…

Le vegan est extrémiste.

Oh oui! Qui demande au serveur du Subway de changer ses gants en plastique parce qu’il vient de toucher une tranche de fromage avec? Qui refuse obstinément d’ajouter une cuillère de miel à sa tisane de thym lorsque sa gorge n’est plus qu’un brasier? Qui se demande si les vaccins contiennent des substances animales? Qui n’achète que des Benson Gold parce que ces cigarettes ne sont pas testées sur les animaux? Qui a un magnet “pas de cadavre dans mon garde-manger” collé sur son frigo? Le vegan, bien sûr. Parfois, le vegan peut faire penser au témoin de Jéhovah qui refuse les transfusions sanguines…Le vegan peut s’installer sur une place publique, se mettre à poil, se tartiner de ketchup et s’allonger par terre. Souvent, le vegan aime frapper fort. Libérer des animaux dans les labos. Bloquer les abattoirs. Inonder votre mur facebook d’images dégueulasses de poussins broyés et de moutons égorgés. Le vegan est tellement extrémiste qu’il parait essentiel de créer des sites et des pages facebook anti-vegan. Une riposte apparemment nécessaire pour les carnivores endurcis, chasseurs et amoureux de la fourrure.

Le vegan est stupide.

On a déjà dit que le vegan aimait faire la morale, mais c’est à se demander parfois s’il ne préfère pas une chèvre à son propre frère. Le vegan n’a aucune considération pour votre sensibilité. Quand il parle de vache laitière, il utilise le mot “viol” et se demande pour quelle raison vous buvez du lait animal mais refuseriez de boire le lait d’une femme. Le vegan ne voit pas la différence. Le vegan se dit très souvent antispéciste. Et de vous expliquer qu’il ne fait pas de distinction hiérarchique entre les êtres vivants. Que chacun a la même impulsion de vie, et qu’il faut respecter ça. Le vegan n’a-t-il pas installé un anti-moustique dans sa chambre cet été? Le vegan n’a-t-il pas hurlé “Hiii! Au secours! Fous-la dehors!” devant l’énorme araignée qui s’était faufilée dans la maison? (là, on parle de moi, vous l’aurez compris…) Le vegan est incohérent.

Le vegan rabâche et fanfaronne.

Parce qu’il est prétentieux, bien sûr, il se vante d’être végé tout comme Joaquin Phoenix, Paul Watson, Jared Leto, Natalie Portman, Al Gore, Bill Clinton, Moby, Thom Yorke, Jane Goodall, Léonard de Vinci, Steve Jobs, Carl Lewis, Johnny Depp, Samuel L Jackson, David Duchovny, Kafka, Penelope Cruz, Pink, Djokovic ou Mike Tyson. (personnalités végétariennes et végétaliennes confondues). Comme si vous, vous vous vantiez de bouffer des steacks frites comme Depardieu, Luchini ou Kim Kardashian!

Et puis, le vegan parle é-nor-mé-ment de son véganisme. Qui n’est “pas une mode”, même si c’est à la mode, “pas un régime”, même si ça peut y ressembler pour vous, mais un “mode de vie”, “une philosophie de vie”, “des valeurs”, voire “une profession de foi” (ça c’est moi…et là on lève les yeux au ciel tous en choeur! pff, une profession de foi, qu’est-ce qu’il faut pas entendre!!).

Oui, le vegan est chiant. Mais vous savez ce qui nous rendrait moins pénibles? Que tout le monde devienne vegan! Yeah! #irrecupérable

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